Historique de la Ville 
| Historique de la Ville de Miliana |
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| Écrit par MilianaVille | |||
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La ville Romaine fut fondée par l’empereur Octave entre 27 et 25 av.JC. Ses antiquités ont été citées dans de nombreux ouvrages d'auteurs « La cité Romaine est située sur le flanc de la montagne Zaccar qui s'élève à 4000 pieds d'altitude. Des restes d'architecture et de sculpture découverts en ces lieux et réutilisés plus tard par les Turcs pour la construction des remparts de la ville démontrent l'importance de cette cité dans l'Antiquité ». Parmi les documents archéologiques romains trouvés à Miliana, on signale l'existence d'un cippe portant une inscription mentionnant que le petit fils et l'arrière petit fils de Pompée sont inhumés à Miliana. 'Q-POMPEIO CN.F QVRIT CIEMENTI PA/…. DURV EX TESTAMENTO Q.POMPEIO F.QVIR ROGATI FRATRIS SVI MARRA POSUIT' Grâce à son site fortifié en 375 le général romain Théodose l'Ancien évacuant Césarée vint occuper "Sugabar" à mi-côté du mont Transcellens pour réprimer l'insurrection du chef berbère Firmus. Au Ve siècle, avec le déferlement des Vandales, la ville romaine s'effaça avec la plupart de ses monuments antiques.
Au Xe siècle, Ibn Hawqal fut le premier géographe Arabe à citer le nom de Miliana dans ses écrits. Il la situe à une étape d' El-Khadra et la qualifie de « cité antique, pourvue de moulins que fait tourner son cours d'eau et possédant un grand nombre de canaux d'irrigation ». Au XIe siècle, El Bakri constate que la ville est romaine et renferme de nombreuses antiquités. Des voyageurs arabes sont passés à Miliana tels que Ibn Maâchara, El Abdari qui lui dédie quelques poèmes et Ibn Batouta la cite régulièrement. En 1372, Ibn Khaldoun décrit la ville : « C'est une cité faisant partie du domaine Maghrawa Beni Warsifen dans la plaine de Chélif… et que Bolugginea tracé le plan d'El Djezaïr, de Melyana et de Lemdiya». Au cours de cette période, Miliana fut un foyer de culture. Elle abrita un grand nombre d'érudits dans différentes disciplines, hommes de sciences notamment, qui furent très célèbres au niveau du Maghreb et du Machrek musulman. Comme par exemple, Ahmed Ben Otmane El Meliani, poète et écrivain du XIIIe siècle et Ali Ben Omrane Ben Moussa El Miliani, théologien ou Ali Ben Meki El Miliani, théologien et juriste du XIVe siècle. À l'instar des autres villes du Maghreb, Miliana connut plusieurs conquêtes ainsi que des troubles politiques.
Avec Médéa, sur l'axe nord-sud, et Miliana, à moitié chemin entre l'Est et l'Ouest, les conquérants qui se sont succédé en Algérie, cadenassaient très facilement les passages stratégiques. Qu'il s'agisse des Romains, des Arabes, des Turcs ou des Français, le premier souci des occupants est de s'assurer de ces deux villes dont la communauté de destin est troublante, jusqu'au moindre détail. Depuis les temps les plus reculés, elles étaient connues pour la qualité des produits de leur terroir, qui poussaient à l'identique, à une altitude similaire et sous un climat semblable. Le microclimat, « frais et tempéré » de Miliana, détonne de « la poêle à frire » du Chélif où il pleut à peine 400 mm, par an, en moyenne, contre 1 500 mm, au sommet du Zaccar. Quoique le couvert végétal commence sérieusement à se dégrader. La ville est plantée de platanes qui sont son Symbole, même si sur ses armoiries on y trouve « un palmier et un lion, » lointain souvenir de l'époque où ce félidé infestait les montagnes avoisinantes. Cette ville qui comptait intra muros, pas plus de 3000 habitants en a, aujourd'hui, dix fois plus. Pour faire de la place, on a commencé par mettre à bas les murailles en pierres de taille et les portes superbes et imposantes d'Alger et d' El Gherbi. Peu à peu la ville sous la poussée démographique et le manque d'espace vital s'est « autodigérée » Dans la fameuse « Blacet El Fham », la place au Charbon, ainsi nommée à cause du commerce d'avant le gaz de ville. Des kiosques, comme des verrues l'ont défiguré ce qui aurait dû rester un endroit préservé. À l'ombre des platanes, d'un siècle et demi d'âge, on sert le meilleur thé du département et on peut y voir des personnages d'un autre siècle, le jour de marché, descendus des piémonts pour vendre leurs produits, dans un accoutrement des plus traditionnels. L'écrivain français Alphonse Daudet atteint de troubles cardio-vasculaires, s’est installé dans cette partie du Zaccar. Il y a rédigé son célèbre Tartarin de Tarascon, qui était prisé dans les manuels scolaires pendant la colonisation française. Il réussit à peindre beaucoup de tableaux de toiles de la ville de Miliana en s’installant le jour dans les cafés maures. La boutique, d'où il observait les mœurs citadines, d'une ville qui l'a impressionné à un point tel, qu'il lui a réservé tout un chapitre dans Les Lettres de mon Moulin (à Milianah), est encore debout. Mais à la vitesse à laquelle les vieilles maisons disparaissent, il est à craindre que bientôt, de modernes et froids HLM ne remplacent le style de vie « tout en saveur et en nuances « au profit de parallélépipèdes de parpaings froids et gris. |
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